<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>Je tiens ce blog pour essayer d’être systématiquement négatif envers les choses, les technos, la vie en general. Au besoin avec ce qu’il faut de mauvaise foi. Je trouve ça vivifiant.</description><title>Dire du mal</title><generator>Tumblr (3.0; @diredumal)</generator><link>http://www.diredumal.com/</link><item><title>Oui Facebook va mourir. Et alors ? </title><description>&lt;p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Soudain, on a vu apparaitre Google +. Soudain, nous avons été nombreux, de&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;plus en plus nombreux à nous retrouver là. Snobisme à part, nous étions étrangement heureux d’être là. Notre plaisir était &lt;span&gt; &lt;/span&gt;comparable à celui qu’on a lorsqu’on emménage dans un nouvel appartement, qu’on abandonne avec soulagement tout un tas de vieilleries, de saletés, d’alluvions de nos vies anciennes et que nous avons un sentiment de nouveau départ. Nous étions réellement soulagés d’être là, loin du tumulte de Facebook.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;L’expérience de Google + nous a soudain révélé quelque chose que nous n’osions pas nous avouer : Facebook, le Mammouth, le 3 ème-pays-le-plus-peuplé-du-monde, pouvait mourir. Non seulement cela n’était pas inconcevable, mais il y avait un vrai sens objectif, voire du plaisir à le quitter.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sommes toutes Facebook n’est qu’un bar à la mode mondial, qui, la fluidité et la viralité aidant a atteint des masses critiques jamais vues auparavant. Notre expérience des capacités d’amplification du réseau est jeune. Nous confondons la hauteur du tas et sa solidité. S’il est possible de regrouper 700 Millions de personnes quelque part en cinq ans, il n’est pas impossible de les déplacer ailleurs. Ironiquement, cela est d’autant plus facile à faire que nous avons aujourd’hui des réseaux sociaux pour accélérer l’adoption de leurs successeurs. La vitesse de propagation de nouvelles zones de rencontre devrait se faire encore plus vite que le temps qu’il a fallu à Facebook, MySpace et Twitter à constituer leur base. &lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Un bar à la mode ne vaut que tant qu’il est la mode. On finit par se lasser des mêmes choses, des mauvaises habitudes, des rituels, des fréquentations qu’on y a. Aller ailleurs apparait comme un bol d’air frais, plus &lt;span&gt; &lt;/span&gt;productif et excitant : dans un réseau social qui nait, on a le sentiment de mieux connaitre les gens parce qu’ils sont moins nombreux, on a moins la boulimie des anciens temps ou on acceptait n’importe quoi, le niveau de bruit est inférieur et pendant un moment on a l’impression qu’on maitrise et qu’on comprend le monde. Je ne pense pas que ce besoin de table rase, de reset radical de nos vies, va jamais disparaitre. Par conséquent il me semble certain que Facebook ne peut que mourir, que c’est en fait écrit dans ses gènes.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais ce n’est pas tout, réaliser que Facebook est mortel, voire condamné remet en cause tout un tas d’autres notions qui ont été portées aux nues ces dernières années : tout deviendrait social ; Facebook remettrait en cause Google ; les gens ne vivraient plus qu’à travers leurs amis ; la seule valeur universelle serait le Like, (cette crotte minimaliste de pico-engagement que laissent les gens qui n’ont ni la motivation ni l’imagination d’en faire plus). On commence à voir combien toutes ces idées sont finalement naïves ou vaines. Mais je dirais du mal de tout cela un autre jour.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Comme MySpace son camarade de classe ; comme AOL (qui se souvient qu’AOL a été tellement porté aux nues et valorisé qu’un temps Time-Warner s’est appelé AOL Time Warner); comme MSN Messenger qui est mort juste au lendemain de ses 10 ans, Facebook devrait être mort en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;On restera reconnaissants à Mark Zuckerberg pour nos années Facebook et malgré tout les bons souvenirs des premiers temps. Lui même s’en ira créer de nouvelles Start Up moyennement notoires, comme un autre whizz kid révolutionnaire de son époque, l’autre Marc, Andreesen. Ce dernier a cru pouvoir détrôner Microsoft en passant du paradigme du desktop à celui du browser, a été considéré comme le nouveau Bill Gates (par Wired), a fait une IPO historique, avant de disparaitre le jour où Microsoft a contre attaqué. Peut-être qu’il faut y voir un signe inéluctable du destin qui frappe tous les jeunes entrepreneurs américains s’appelant Marc/k.&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;Voilà, tout le mal qu’ j’avais à dire aujourd’hui sur Facebook (mais le sujet est loin d’être tari).&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://www.diredumal.com/post/7839855475</link><guid>http://www.diredumal.com/post/7839855475</guid><pubDate>Wed, 20 Jul 2011 12:18:00 +0200</pubDate></item></channel></rss>

